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présente
S’AGITER

un triptyque d’expositions individuelles,
au travers duquel se succèdent les artistes montréalais
Emmanuel Galland, Sayeh Sarfaraz et Michael Patten.

Réuni·e·s par le commissaire indépendant Laurent Vernet, les artistes exposent, de novembre 2021 à janvier 2022, des projets inédits dont la présentation est pensée en fonction de ce nouveau lieu inusité, à la fois atelier et galerie.

UN TRIPTYQUE. Réunis sous le titre S’AGITER, les recherches récentes d’Emmanuel Galland, de Sayeh Sarfaraz et Michael Patten se succèdent. Leurs démarches se croisent dans un même lieu pour témoigner de gestes créateurs compulsifs ; d’émotions vives en lien avec le quotidien, le politique et le rassemblement.

S’AGITER, c’est une profonde envie de passer spontanément à l’acte. C’est un sentiment à la fois individuel et partagé par les artistes et le commissaire, vécu tant dans des espaces domestiques que publics, en réaction au confinement et à la distanciation résultant de la crise pandémique actuelle.
DÉSIR. C’est un vif besoin de traiter de l’intime et du collectif, du personnel et du politique, tout en donnant rapidement forme au désir d’exposer, sans attendre le résultat d’un dossier expédié à un diffuseur.


HORS CADRE. Artistes et commissaire découvrent le HANGAR 7826 et ont immédiatement envie de l’investir. Son architecture aux accents brutalistes, ainsi que son emplacement inattendu dans une ruelle où prend place la vie du quartier Villeray contribuent à la singularité de cet espace.

PULSIONNEL. L’idée d’un triptyque d’expositions s’est construite au fil de discussions, entre les acteur·rices du projet depuis le début de la pandémie. Ces échanges sont traversés par une intention qu’il doit se passer quelque chose ; que l’on doit réaliser ensemble, un projet, et ce, sans moyens particuliers.
TROIS ARTISTES EN TROIS TEMPS =
UN
TRIPTYQUE
Emmanuel Galland
Mes Dates / Close Friends
du 6 au 28 novembre 2021


« Comment dompter une pratique chronophage nourrie par la sérendipité et transformer ce passe-temps tout en s’épivardant en quête d’amitiés et plus si affinités.» – E.G.

Emmanuel Galland présente une collection de prénoms masculins qui sont en fait des pseudonymes d’acteurs. Faisant référence à la série des Date Paintings que l’artiste On Kawara a réalisé de la fin des années 1960 jusqu’à sa mort en 2014, et qui témoignent de leur moment de réalisation, Galland offre ici les traces de visionnements effectués sur Internet dans une confidentialité relative.

Artiste et commissaire d’exposition, Galland observe l’environnement physique et social tel un anthropologue. À partir d’images, il réalise des typologies qui traitent des contextes qu’il investit et des personnes qui y évoluent, qui vont du milieu de l’art contemporain à l’architecture vernaculaire, en passant par les marqueurs d’individualité.

Emmanuel GALLAND, My Dates | Closed Friends, James, 2021

Merci au Centre de production en art actuel SAGAMIE et en particulier à Emili Dufour.

TROIS ARTISTES EN TROIS TEMPS =
UN
TRIPTYQUE
Sayeh Sarfaraz
Chemin faisant
du 4 au 19 décembre 2021


« Inspiré des miniatures perses ancestrales, mon travail est tourné vers l’avenir : il puise ses références à même les jeux et les jouets d’enfants pour dénoncer les dérives autoritaires de certains hommes de pouvoir » – S.S.

D’un récit à l’autre, Sayeh Sarfaraz dessine un parcours qui puise dans des événements de l’histoire récente qui ont eu lieu au Moyen-Orient. Entre les signes qui peuplent cet univers, le politique émerge et, avec lui, l’expérience du conflit, de l’exil, de l’angoisse et de la censure.

Sarfaraz met en scène des espaces imaginaires qui reposent sur une iconographie personnelle, aussi forte que poétique, qui puise dans le monde de l’enfance et du jeu comme dans la culture perse, entre autres à travers la forme de la miniature. Dans cette installation qui s’articule à partir de dessins, Sarfaraz jette un regard critique sur les événements qui marquent les trajectoires individuelles et collectives.

Sayeh SARFARAZ, Chemin faisant (extrait), 2021
TROIS ARTISTES EN TROIS TEMPS =
UN
TRIPTYQUE
michael patten
#Latergram
du 6 au 23 janvier 2022


« Je me demande souvent pourquoi j’aime documenter les gens et les événements. Peut-être est-ce dû à ma personnalité addictive. La photographie est quelque chose que je fais pour le plaisir, mais elle a pris dernièrement une place importante dans ma production artistique. » – M.P.

Michael Patten documente, par la photographie, des rassemblements comme des moments de la vie quotidienne et publie plusieurs fois par semaine sur les réseaux sociaux les traces de ses explorations assidues. Parmi d’autres faits marquants, des manifestations politiques d’allégeances variées aux événements culturels qui se déroulent principalement dans les espaces publics, l’artiste jette un regard curieux sur la vie sociale montréalaise et d’ailleurs.

Les flux d’images produits par l’artiste au cours des dernières années sortent, cette fois, des écrans des appareils électroniques de ses abonné·e·s et sont projetés dans l’espace d’exposition. Leur mode de consommation originel est transformé, passant de l’instantané au temps long, du défilement vertical au parcours ouvert.

Michael PATTEN, A Night to Mourn (Basilique Notre-Dame de Montréal), 2021

biographies

Emmanuel Galland est artiste / commissaire et travailleur culturel. Il a suivi une formation partagée entre arts visuels et histoire de l’art à l’Université de Montréal. Dans ses séries et installations photographiques, il questionne la nature du portrait et s’intéresse à détourner les notions reliées au pittoresque, au monumental. Ancrée dans l’histoire de l’art récente au Québec et dans un art-en-train-de-se-faire, ses projets en tant que commissaire dialoguent souvent entre artistes de différentes générations. « Rituel festif, Portraits de la scène rave à Montréal » a circulé sur plusieurs continents, « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercice » a tourné au Québec, la série «STATUER – Les figures du socle » a connu quatre itérations successives.
Michael Patten est artiste en arts visuels et commissaire d’exposition, membre de la Première Nation Zagime Anishinabek en Saskatchewan. Il est titulaire d’un B.F.A. en peinture et d’un B.F.A. en dessin avec une mineure en histoire de l’art de l’Université de Regina. Il a participé à des expositions individuelles et collectives à l’échelle nationale et internationale dans des musées, des centres d’artistes, des galeries privées et universitaires. En 2017, il a été l’un des lauréats de REVEAL Indigenous Art Awards /Prix en art autochtone de la Fondation Hnatyshyn. Il est actuellement directeur de la Biennale d’art autochtone contemporain de Montréal, une organisation à but non lucratif dont le mandat est de reconnaître et de soutenir l’art et les artistes autochtones.

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Sayeh Sarfaraz est née à Shiraz, la capitale culturelle de l’Iran et est diplômée de la Haute école des arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles en Amérique du Nord et en Europe. Au Québec, elle a notamment exposé à la Fonderie Darling, à la Galerie d’art Foreman et à la Maison des arts de Laval. Elle travaille actuellement comme médiatrice au Musée des beaux-arts de Montréal qui présente un de ses corpus dans l’exposition Hors cadre (jusqu’au 12 février 2022). Ses œuvres se trouvent dans plusieurs collections publiques et privées, dont celle de Giverny Capital.

SITE INTERNET
Laurent Vernet est historien de l’art et urbanologue. Il évolue depuis une quinzaine d’années comme travailleur et gestionnaire culturel. À titre de consultant, il accompagne des organisations dans la planification et la mise en œuvre de leurs projets en art contemporain et en art public. Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art et d’un doctorat en études urbaines, il est chercheur, enseignant et critique d’art. Ses textes ont été publiées dans les revues Ciel variable et Espace art actuel. Il a codirigé, avec Chantal Boulanger et Nicolas Mavrikakis, l’ouvrage collectif L’illusion postmoderne ? Réflexions sur l’évanescence d’un concept en arts visuels (Varia, 2021). En tant que commissaire indépendant, il prépare une exposition qui réunira les pratiques d’artistes en art actuel qui travaillent à la frontière de l’architecture.

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ACCÈS


HANGAR 7826 est situé sur la ruelle entre les rues Saint-Gérard et Foucher au sud de la rue Gounod dans le quartier Villeray à Montréal (Métro Jarry).

MISSION


Depuis 2021, HANGAR 7826 est un atelier d’artiste qui se transforme sporadiquement en galerie d’art actuel. Les expositions ont lieu toute l’année, les activités débordent dans la ruelle et sont ouverts à tou·te·s.

REMERCIEMENTS


Les artistes et le commissaire tiennent à remercier chaleureusement l’artiste Gilles Tarabiscuité qui les accueillent généreusement dans son HANGAR 7826.

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RECONNAISSANCE TERRITORIALE


Les partenaires du projet reconnaissent que les terres sur lesquelles ils se trouvent font partie d’un territoire ancestral qui a longtemps servi de lieu de vie, de rencontre et d’échange entre les peuples autochtones. Ils honorent, respectent et reconnaissent ces nations qui n’ont jamais cédé leurs droits ni leur autorité souveraine sur les terres et les eaux sur lesquelles ils se réunissent aujourd’hui.

HORAIRE

Les artistes et le commissaire se relaieront pour accueillir les publics les samedis et dimanches de 15 h à 17 h de chaque période d’exposition. Les expositions sont visibles en tout temps à travers la double porte vitrée du HANGAR 7826.

Emmanuel Galland
Mes Dates / Close Friends
du 6 au 28 novembre 2021


Sayeh Sarfaraz
Chemin faisant
du 4 au 19 décembre 2021


Michael Patten
#Latergram
du 8 au 23 janvier 2022